Jeudi 25 janvier 2007 4 25 /01 /Jan /2007 15:40
- Par khamari

Le récit, la narration

I. Le schéma narratif

À partir de l’observation de récits brefs (contes, fables...) on pourra tenter de faire découvrir aux élèves que le récit est un processus de transformation (agie ou subie, positive ou négative) qui fait passer un ou des personnages d’un état initial à un état final . Cette transformation est provoquée par une complication qui prend souvent la forme d’un événement inattendu (une menace par exemple) et trouve son terme dans la résolution qui permettre d’atteindre un nouveau point d’équilibre. Ce processus s’inscrit par ailleurs dans une succession temporelle d’actions que l’on pourrait se proposer de schématiser ainsi :

On pourra par ailleurs observer avec les élèves que ces schémas narratifs peuvent se complexifier :

- une(de) nouvelle(s) complication(s) peut(vent) intervenir avant la situation finale, on aura alors de récits enchaînés ou répétés - plusieurs trames narratives peuvent se dérouler en parallèle, se croiser - des micro-récits peuvent venir s’enchâsser dans une macro-structure

II. L’organisation temporelle du récit

On distinguera deux niveaux dans le récit :

- le temps de l’histoire, c’est à dire l’époque à laquelle se déroulent les évènements et l’ordre dans lequel ils ont lieu (ordre chronologique) - le temps de la narration, c’est à dire l’ordre et le rythme qu’adopte le narrateur pour raconter ces évènements

II.1. L’ordre dans la narration Souvent, surtout dans la littérature de jeunesse, la narration présente les évènements dans leur ordre chronologique, toutefois, le narrateur peut également provoquer des ruptures temporelles :

- le retour en arrière : le narrateur décide d’interrompre la narration chronologique pour revenir à des évènements antérieurs ou plonger un de ses personnages dans ses souvenirs. Ce retour en arrière peut avoir une valeur explicative ou de rappel. - l’anticipation permet d’évoquer des évènements ultérieurs avec une valeur d’annonce ou pour créer un effet d’écho

II.2. Le rythme de la narration Le narrateur ne saurait rendre compte de la durée réelle des évènements qu’il rapporte, il fait des choix d’accélération, de ralentissement... qui lui vont permettre de moduler le rythme de sa narration :

- l’ellipse passe sous silence tout un pan plus ou moins long des aventures pour en souligner l’importance ou la futilité - le résumé (sommaire) résume brièvement toute une période dont le contenu dramatique reste secondaire - la scène correspond à un temps fort, à un moment clef sur lequel le narrateur s’attarde en particulier pour y développer la dimension psychologique des personnages - la pause interrompt la narration pour permettre des développements explicatifs, descriptifs, poétiques...

III. L’incipit

On désigne ainsi le début d’un récit et plus particulièrement d’un roman, ses dimensions sont très variables, de quelques paragraphes à un chapitre entier. Il est particulièrement intéressant, dans la perspective de l’écriture, d’amener les élèves à observer comment le narrateur et donc l’auteur s’y prend pour immerger le lecteur dans sa fiction.

L’incipit remplit tout d’abord différentes fonctions :

- il programme la suite du texte (genre, choix énonciatifs...) - il accroche le lecteur (adresse directe, suspens, dramatisation...) - il crée un monde fictif contextualisé - il permet d’entrer dans l’histoire

Il peut par ailleurs prendre différentes formes :

- informatif, il peut suspendre l’action par une description permettant de planter le décor de l’histoire - progressif, il peut distiller des éléments utiles à la compréhension sans donner toutes les clefs - " in medias res ", il précipite le lecteur dans une action déjà en cours - énigmatique, il peut enfin donner très peu d’informations pour dérouter le lecteur.

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Jeudi 25 janvier 2007 4 25 /01 /Jan /2007 15:22
- Par khamari

21

VI- Exemples de fiches

pédagogiques en 3ème année

primaires

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1ère fiche pédagogique

PROJET I : Séquence 3

ORAL (Réception)

Compréhension orale :

Activité d’écoute :

L’objectif de cette séance est d’éduquer l’écoute des apprenants mais elle

représente également une bonne amorce pour travailler la séance

suivante à savoir l’expression orale proprement dite.

L’enseignante doit ‘’dire’’ le texte, en effet, la structure rythmique doit

être respectée en y joignant le geste et la mimique pour faciliter la

compréhension.

Ensuite, intervient l’exploitation du texte, les apprenants seront incités à

répondre à certaines questions du type :

- De quoi s’agit-il.

- Combien y-a-t il de personnages ?

- Comment se nomment-ils ?

- Où sont-ils ?

- Que font-ils ? etc.…

- Cette histoire vous a plu ?

- Pourquoi vous a-t-elle plu ?

(Expressions libre)

Remarque : Ces questions sont données à titre indicatif. Elles peuvent

être variées en fonction du thème du texte.

23

2ème fiche pédagogique

ORAL (Production)

Expression orale :

Séance :

Présentation – compréhension - mémorisation – répétition de la situation

de communication.

Objectif : Il s’agit d’amener l’apprenant à comprendre puis à mémoriser

et à répéter une situation de communication en axant le travail sur les

actes de parole relatifs aux préférences et aux couleurs.

Supports : dessins ou fruits de saisons.

- Combien y-t-il de saisons dans l’année ?

- En quelle saison sommes-nous ?

- Quels sont les fruits de cette saison ?

- J’aime ( donner le nom d’un fruit).

- Et toi quel fruit aimes-tu ?

- Est-ce que tu aimes les bananes ? (interroger les apprenants en veillant

à l’acquisition des actes de parole = varier les questions)

- Quelle est la couleur de ce fruit ?

- Et celui là ?

- Quelle est la couleur de la fraise ?

- Quelle est la couleur que tu aimes ? etc.…

Présenter les fruits tout en faisant identifier les couleurs.

24

3ème fiche pédagogique

ORAL (Production)

Expression orale

2ème séance : réinvestissement des actes de parole – systématisation

objectif : il s’agit d’amener les apprenants à réinvestir les actes de parole

acquis lors de la séance précédente dans d’autres situations de

communication authentiques.

- Rappel de la séance précédente

- Réinvestissement dans d’autres situations.

- Remédiation.

3ème séance : réinvestissement des actes de parole.

- Théâtralisation.

- Dramatisation.

- Jeux de rôles.

Objectif : Il s’agit de mettre les apprenants en situations de

communication authentiques.

Les apprenants doivent réinvestir les actes de parole acquis librement.

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4ème fiche pédagogique

LECTURE :

En 3ème A.P, la lecture devient une activité plus complexe. L’apprenant

doit construire du sens en prenant en compte non seulement le contenu

du texte et le message qu’il véhicule mais aussi sa présentation.

Compréhension de l’écrit :

Objectif : amener les apprenants à comprendre le contenu d’un texte dont

le thème est…

Déroulement :

Texte support page 26 (manuel 3ème A.P)

1- Image du texte :

- Que voyez-vous sur l’image ?

- Que font-ils ?

- Quel est le titre ?

- A votre avis, de quoi s’agit-il dans ce texte,

Emission d’hypothèses de sens (accepter toutes les réponses et les porter

au tableau)

2- Lecture silencieuse

Lecture magistrale ( n’est pas obligatoire, elle se fait si cela s’avère

nécessaire)

3- Compréhension du texte :

- Quels sont les personnages du texte ?

- De quoi s’agit-il ?

- Où vont-ils ?

- Que vont-ils faire ?

- Qui est ce qui va les aider ?

- Quel fruit mange DINA ?

- De quelle couleur est la pomme ?

- Quelles sont les autres couleurs de pommes ?

26

Durant le compréhension, il faut inviter les apprenants à repérer les

phrase du texte correspondant aux réponses et à les lire.

C’est un prétexte pour les amener à effectuer des lectures oralisées et à

l’enseignant de contrôler le niveau de lecture des apprenants

4- Vérification des hypothèses de sens (ne garder que les réponses justes).

5- Trace écrite : l’élève répondra par écrit sur le cahier à une question de

compréhension du texte.

27

5ème fiche pédagogique

LECTURE / APPRENTISSAGE DU CODE :

L’apprentissage du code se fait toujours à partir d’un support textuel

approprié

Objectif : amener les apprenants à lire, à identifier, à acquérir puis à

manipuler les sons visés : ou – u – a – â

Déroulement :

Texte support :(au choix)

1- Révision des acquis précédents.

Les apprenants sont invités à repérer et à identifier les sons étudiés

précédemment à partir du support textuel.

Dans ce cas par exemple tous les m – n – a – i – t – d seront repassés ou

entourés de craie de couleur.

2- Questions de compréhension globale.

3- Questions servant à repérer les mots comprenant les sons visés.

- Découpage visuel.

- Analyse visuelle.

- Analyse auditive.

- Extraction des sons.

- Montage des syllabes.

- Chasse aux mots.

4- Copie.

28

6ème fiche pédagogique

ECRIT (réception)

La comptine :

Objectif : amener les apprenants à comprendre et à mémoriser un texte

poétique afin de les sensibiliser à la beauté des mots.

Texte : Le vent (page 24 du manuel) d’après F.HUC.

1- Exploitation de la gravure

- Que voyez-vous sur la gravure ?

- Que fait le bonhomme ?

- Pourquoi ?

2- Lecture magistrale et expressive de la comptine.

3- Compréhension du texte :

- De quoi parle-t-on dans ce texte.

- Que fait le vent ?

- Que fait-il quand il souffle ?

- Est-ce qu’il les fait réellement danser ? (prendre soin d’expliquer le

verbe ‘’danser’’ dans la phrase)

Au fur et à mesure de la compréhension, inviter les apprenants à repérer

les phrases et à les lire. De cette manière, ils les visualiseront, ce qui va

les aider à la mémorisation.

4- Faire mémoriser et répéter la comptine vers par vers collectivement

puis individuellement.

5- Mémorisation et répétition de la comptine avec intonation appropriée.

Remarque : la comptine peut être dite, chantée ou jouée. Ainsi la

compréhension et la mémorisation seront facilitées.

Elle sert également de prétexte à la correction de la discrimination

auditive.

29

7ème fiche pédagogique

L’EVALUATION :

Objectif : Amener l’apprenant à se situer par rapport à ses apprentissages

et à prendre conscience de ses réussites et de ses progrès.

L’enseignant devra prévoir et organiser des activités à l’oral puis à l’écrit

en fonction des besoins des apprenants et afin que les apprenants

puissent prendre conscience de ce qu’ils savent, de ce qu’ils savent faire

et qu’ils puissent faire face aux difficultés qu’ils rencontrent.

30

VII- Grille d’évaluation d’une séquence

Nom :

Prénom :

Classe :

Les activités

Notes

Observations

Compréhension orale

(réception)

ORAL

Expression orale

Jeux de rôles

(production)

Compréhension de

l’écrit ( réception)

Lecture déchiffrage

(réception)

Activités de lecture

Exercices oraux et

écrits sur le code

(réception)

ECRIT

Lecture suivie et dirigée

(réception)

Ecriture

Dictée

Entraînement

à l’écrit

Exercices relatifs au fonctionnement de la langue

Comptine –

récitation

Réalisation du

projet

 

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Mercredi 13 décembre 2006 3 13 /12 /Déc /2006 18:15
- Par khamari

Des outils d’aide à l’apprentissage  de l’écrit.

La phase d’évaluation occupe une place prépondérante dans le processus d’enseignement/apprentissage d’une compétence de communication écrite tant pour l’enseignant que pour l’apprenant, puisqu’elle permet d’ajuster continuellement l’organisation des apprentissages aux objectifs visés.

Cependant,  il a été malheureusement constaté que dans le dispositif pédagogique de certains professeurs,  ces moments d’évaluations de l’écrit s’ils ne sont pas totalement négligés, ils sont souvent réalisés d’une manière aléatoire.

En effet, faute d’outils didactiques, le dysfonctionnement observé, les distorsions aux instructions quant à la démarche préconisée pour les activités d’écriture deviennent inévitables…

Toutefois,  pour pallier cette insuffisance à prendre en charge les activités d’écriture, il s’avère nécessaire d’outiller les collègues en moyens pouvant faciliter  la mise en œuvre de stratégies pédagogiques des séances d’écriture. Et par conséquent, atteindre les objectifs d’écriture escomptés. 

Ces outils auront pour buts  de:

-         Expliciter son enseignement : donner du sens aux activités proposées aux élèves ;

-         Faciliter l’apprentissage  de l’écrit ;

-         Permettre aux apprenants de se situer dans un apprentissage guidé de l’écrit.

L’évaluation d’un écrit rédigé par l’apprenant ne pourrait être efficiente que si l’élève lui-même est impliqué dans un processus de gestion de ses erreurs.  Pour ce faire, l’élève a besoin d’être « conscientisé » par rapport à ceci, non seulement par sa sensibilisation mais aussi par des outils mis à sa disposition pour le guider et lui permettre de dédramatiser l’erreur.

Ainsi, il est souhaitable que les élèves s’appuient sur des outils de référence. Toute évaluation devrait se faire à partir d’une grille de correction établie par les apprenants suite aux observations effectuées pendant les diverses phases de l’enseignement/apprentissage.

En amont ce sont d’abord des grilles d’indicateurs de réussite qui permettront de clarifier ce que l’on est en droit d’attendre ou de pas attendre de la tâche à réaliser.

Ces grilles, en début d’apprentissage, (dès le début d’un nouveau projet ou d’une nouvelle unité didactique) serviront comme des instruments de sensibilisation aux divers paramètres discursifs concernant la tâche d’écriture finale (situation d’énonciation, cohérence du texte, problèmes syntaxiques à traiter, choix lexical, etc.)

A la fin de la production, ces grilles de correction auront plutôt un but de vérification, en référence à l’application des paramètres discursifs. On évite ainsi que les jugements ne se limitent systématiquement à des phénomènes de surface : à l’orthographe, à la grammaire ou à la longueur des phrases, etc.

Ainsi, l’évaluation portera plutôt sur les paramètres discursifs et textuels dont tiendrait compte l’apprenant lors de la réécriture finale de ses moutures textuelles.

La démarche associera Lecture-Ecriture.

En compréhension de l’écrit : ces grilles (d’indicateurs de réussite) font repérer dans des textes observés des constantes à réinvestir lors de la production écrite.

En expression écrite : elles deviennent des grilles d’évaluation, d’auto-évaluation et de correction à la lumière desquelles l’apprenant appréciera sa production  et éventuellement  réécrira (reproduira) le modèle discursif auquel il a été exposé tout le long du projet (U.D).

Donc, déjà en compréhension de l’écrit, il y a lieu de lister les critères pertinents entrant dans la reproduction du modèle discursif.(objectif/compétence finale attendue)

L’élaboration de cet inventaire préalablement à l’expression écrite constitue un solide guidage de l’écriture puisqu’il allège la complexité des opérations de mise en texte. (cela évitera à l’élève une surcharge cognitive)

Ce sont ces critères (indicateurs de réussite) qui seront à la base de la confection avec les apprenants des grilles d’évaluation formative.

Ces grilles peuvent se concevoir comme autant de propositions répondant à la question : « Quels sont les ingrédients que je ne dois pas omettre pour répondre à la consigne d’écriture ? »

Elles sont dites interactives lorsqu’elles prévoient de confronter la relecture de l’apprenant, qui coche le critère quand il estime l’avoir respecté, avec l’enseignant, qui lors de la correction valide ou non ce positionnement.

Ainsi, la mise en place des critères d’évaluation intervient, non en fin de parcours, mais en amont de la situation d’apprentissage. La transparence des objectifs à atteindre, l’explication des critères pour parvenir à réaliser la tâche attendue constitueront des outils facilitateurs à l’apprentissage. Ils aideront les élèves à se constituer une représentation claire de ce que l’on attend d’eux…

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